ISA SATOR ou " l' ART "

Biographie

 

On est sur terre pour jouir, non pour subir. Il est de notre responsabilité d'élever notre conscience avant de quitter cette terre. Ma peinture, je veux qu’elle soit une clé pour ce voyage que nous faisons tous entre conscience et au-delà ! 

 

Mes œuvres émettent en haute fréquence. Elles tendent à nous bouleverser, à ouvrir de nouvelles porte en nous et nous permettent de comprendre la société. Mon art agit comme un talisman, il permet de ne plus avoir peur.''

 

Isa Sator

 

Le travail d’un artiste est moins déterminé par les accidents de l’existence que tout entier porté par des choix radicaux venant des profondeurs de l’être. Isa Sator a suivi un parcours étrange pour qui croit que l’art s’apprend dans les écoles. Mais pour qui sait qu’un artiste est avant tout une personne à la singularité affirmée, les choses s’éclairent différemment.

Ce n’est pas être artiste que l’on désire enfant ou adolescent mais dessiner, peindre, jouer avec les lignes et les couleurs.

Ce sont des gestes que l’on devine, ce sont des joies portées par la couleur qu’on rêve, ce sont des tensions portées par les formes que l’on perçoit. Tout cela forme une sorte de continent à la fois inaccessible et que l’on éprouve pourtant comme étant déjà là en soi-même vivant, vibrant.

 Le plus souvent, affirmer adolescent, une vocation pour l’art est reçue de manière mitigée par la famille et accueillie par le refrain bien connu : « Fais des études sérieuses et on verra après ». L’espoir secret des parents est en effet que l’on renonce sans heurts à ce désir étrange de faire de l’art.

 

Isa Sator n’a pas échappé à cette figure du destin et, en quelque sorte pour se protéger, elle a étudié le droit et est devenue avocate. Au fond de son cœur, pourtant, le volcan continuait de bouillonner. La lave s’accumulait. Elle avait déjà prononcé pour elle-même, sinon des vœux, du moins lancé une imprécation qui pourrait sonner ainsi : « Un jour, je vous montrerai de quoi je suis capable. »

 

 

À la différence de beaucoup d’autres, elle « savait » qu’elle le ferait.

Ce qu’elle ignorait, c’était les obstacles qu’il allait lui falloir franchir encore.

 

 

Suite à la décision subite de « fuir là-bas fuir » vers un monde nouveau et surtout loin de Paris et de la famille, elle part sur un coup de tête à Nouméa et se lance dans sa carrière d’avocat. Pendant deux ans, elle fait d’apprentissage de la dure réalité sociale de l’île et découvre les collusions en tout genre qui font la vie de ce territoire français situé aux antipodes.

Elle joue gros, elle prend des risques et elle finit par comprendre que cette vie de combat où la victoire n’est due encore et toujours qu’à une forme de soumission à des règles que l’on n’a pas choisies, n’est pas faite pour elle. Définitivement pas.

 

 

Et elle arrête tout. La vie lui sourit, elle peut grâce à un mariage heureux se consacrer à la peinture. Ce sera cette fois sans retour en arrière. À ceci près que cette activité n’est considérée par son entourage que comme un passe-temps.

 

 

Qu’importe, Isa Sator fait de ces années le creuset de son avenir. Elle travaille, apprend et découvre très vite qu’elle est en mesure de s’affirmer. Il n’est plus question de céder sur rien de ce qui la porte et la fonde. Elle est en train de devenir elle-même, mue par ce désir de « s’imprimer », ayant compris que la pratique de l’art supposait ce qu’elle pressentait, le fait d’assumer sans réserve une solitude qui est le lot de chacun mais que souvent l’on fuit.

 

 

Elle le savait, désormais elle le vit. Peindre, c’est devenir soi et devenir soi c’est accepter de couper le lien ombilical avec le mensonge. Mais devenir artiste,

c’est savoir que l’éthique est le seul fondement sur lequel il est possible de construire son devenir.

 

Couleurs

 

 Accepter d’être soi, c’est se sentir suffisamment forte pour oser dire : « Je viens d’Andromède, je ne suis pas d’ici. » Cette mise à distance de l’évidence de l’appartenance à cette humanité étrange et violente est le cœur secret du travail d’Isa Sator. Et si le désir de sauver l’humanité d’elle-même est bien le seul qu’il soit impossible à réaliser, il n’interdit pas de tenter de lui envoyer des messages de réconfort, à cette humanité. C’est en tout cas la fonction secrète qu’Isa Sator attribue à sa peinture et en particulier à la couleur qui pour elle est à la fois le message et le medium.

C’est à Nouméa qu’elle découvre à travers un lieu magique, l’île des pins, la puissance harmonique et salvatrice de la nature et des couleurs. Entre 1998 et 2005, année où elle est part pour New York, elle fait donc, dans ce pays à la nature foisonnante qu’est la nouvelle Calédonie, l’apprentissage de la liberté et la découverte de la puissance émotionnelle des couleurs.

Cours de sculpture, aérographe, et enfin peinture, elle s’initie auprès de maîtres, qui les uns après les autres comprennent que ce qu’ils peuvent lui apporter de mieux, c’est de la soutenir dans sa quête, tant sa personnalité est déjà affirmée. En fait, elle se forme elle-même sous le regard attentif de guides amicaux.

Voir, c’est être émerveillé et être émerveillé, c’est à la fois comprendre que le monde et la nature émettent des signes et comprendre que vivre c’est tenter de les décrypter. Le mouvement ne s’arrête pas là. Il s’agit ensuite par le médium que l’on se choisit, d’émettre à son tour des ondes et des signes vers ses contemporains.

 

L’oeuvre entière d’Isa Sator se déploie dans ce va-et-vient entre ce qu’elle reçoit du monde, ce qu’elle y capte et la force qui vibre en elle et la pousse à redonner à sa manière ce qu’elle a reçu. Elle le fait par la peinture.

 

Le corps, celui du peintre est semblable au tronc de l’arbre dont parle Paul Klee dans sa conférence, De l’art Moderne, l’artiste ne faisant rien « à la place qui lui a été assignée dans le tronc, que recueillir ce qui monte des profondeurs et le transmettre plus loin. Ni serviteur soumis, ni maître absolu, mais simplement intermédiaire. L’artiste occupe ainsi une place bien modeste. Il ne revendique pas la beauté de la ramure, elle a seulement passé par lui. »

À Nouméa, la nature est luxuriante et si ce n’est pas les Marquises de Gauguin, c’est un pays où la beauté est infinie. Ici tout est hors norme. C’est ce qui provoque en Isa Sator un étonnement sans cesse renouvelé. L’étonnement est ce fondement universel qui conduit à l’art aussi bien qu’à la philosophie puisqu’il est à la fois inquiétude de l’interrogation, plaisir de la surprise et étirement vers l’acceptation du tourment face l’immensité de la beauté du monde.

Loin cependant de l’accabler comme cela arrive parfois lorsque la sensation enfle en l’homme de sa petitesse face à le création, cette nature la dynamise. Et si petite qu’elle se sente, elle comprend aussi que vivre c’est parvenir à accoucher de soi, de son âme, d’une œuvre. Plus que des formes ou des ambiances, ce qu’elle retient de ce monde où le soleil est énergie pure, c’est le chromatisme de la nature.Pour elle la nature est donc essentiellement couleur et c’est par la couleur qu’elle va à la fois construire son œuvre et émettre son message.

Dans les tableaux d’Isa Sator, la couleur est à la fois le vecteur et le chemin de son voyage initiatique, celui qui la conduit à la découverte et à la mise en oeuvre de ses possibilités comme à l’affirmation de son être profond.

 

Éthique

 

L’art d’Isa Sator, s’il s’origine dans l’émerveillement, plonge ses racines dans les profondeurs d’un humus singulier puisqu’il est fait à la fois de l’accumulation du sentiment d’étrangeté face au fait d’être au monde et de l’affirmation nécessaire à l’expression de la joie comme de la souffrance du fait d’être-là. La relation entre ces deux états comprise comme élément régulateur de l’existence se nomme éthique.

S’il y a un lien entre peinture et droit,ou entre la peintre et l’avocate qu’elle fut, c’est là qu’il se trouve. C’est en tout cas ce qui pour elle confère aux deux phases de sa vie une unité indéfectible.

L’éthique constitue le véritable crayon mental avec lequel Isa Sator dessine et peint tout ce qui sensuellement la touche et l’émeut spirituellement.

La vitalité de son art peut masquer à un regard trop rapide cette profondeur éthique. Elle en est pourtant la plus juste expression. Car quels que soient les sujets qu’elle aborde, elle tente de transmettre la joie que chacun devrait éprouver en contemplant le mystère et le miracle qu’est le cosmos sans pour autant ignorer combien la vie telle qu’elle est, est aussi le plus souvent soumise à la dure loi de la douleur.

Il est possible de dire quelque chose sur et contre ce monde en employant des moyens qui soient essentiellement des vecteurs de légèreté et de joie. C’est pourquoi la couleur, ici, joue le rôle incomparable d’un commutateur de joie. Entre naître et mourir, ces deux moments dont les images restent pour chacun éternellement manquantes, la vie, ce feu de paille, doit briller. Que peu de gens parviennent à faire de leur vie une fête est ce qui renforce la volonté d’Isa Sator d’imprimer sur ses œuvres sa signature. Dire « je » n’est pas l’aveu d’un narcissisme déplacé mais bien l’affirmation d’une joie de vivre capable sinon de sauver l’homme du moins de modifier les limites de la perception en lui offrant des images de rêves accomplis.

Voir

 

On a longtemps répété à loisir la phrase de Rimbaud dans la lettre du 13 Mai 1871 adressée à Georges Izambard, « je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant ». Trop nombreux sont ceux qui ainsi évoquent le fait qu’ils désireraient être voyants. En ce qui concerne Isa Sator, il y a dans un tel constat l’énoncé d’une vérité de fait, pourtant difficile à dire parce qu’elle relie en elle le monde des affects fondamentaux à celui des émotions explosives et les deux à la trame des déterminations indécidables.

Elle est voyante à la manière dont chacun pourrait l’être s’il acceptait d’écouter les messages que son corps lui transmet. À Nouméa, elle a su entendre la voix de la nature. En quittant le droit, elle a écouté la voix impérieuse qui lui indiquait qu’elle devait trouver par elle-même le chemin, parce que le chemin c’était elle. Aujourd’hui, peintre devenue, elle sait souvent avant qu’ils ne parlent ce que les gens vont lui dire et elle repère aisément les refrains à bas bruit des chants discordants.

Être voyante, cela signifie donc assumer d’être peintre et affirmer par ses œuvres sa singularité et sa position d’être humain dans la cacophonie du monde et la puissance infinie de la nature. Être voyante, au fond, c’est montrer aux autres ce qui en soi-même se développe de manière impérieuse.

 

Pourquoi « Isa Sator » ?

 

Isa découvre le carré de Sator  : c’est une pierre gravée, retrouvée après la catastrophe de Pompéi. Sator est le dieu de la semence en Viking et détient la clé de l’univers :

 « A partir de cette découverte, j’ai décidé de prendre le trousseau de clés et de créer mon univers ! »

 Tout est dit. Mais êtes-vous prêt à recevoir ce talisman ?

 

 

Médailles

2005 :

Médaille d'Or - Art Moderne et Contemporain, Abstraction Lyrique – Versailles, FRANCE

Contexte: Les Victoires 2005 de la Fédération Nationale de la Culture Française (2005) - Organisme d’attribution : Fédération Nationale de la Culture Française

 

2005 :

Médaille de Bronze – Verdun, FRANCE
Contexte: Exposition de peinture du Salon international des créateurs du siècle (2005) 
Organisme d’attribution : Salon international des créateurs du siècle

 

2006 :

Médaille de Bronze – Paris, FRANCE
Contexte: Académie Internationale de Lutèce (2006)
Organisme d’attribution : Académie Internationale de Lutèce – Paris, FRANCE

To become an artist

 

Isa Sator

 

The work of an artist is not exactly determined by the accidents of existence entirely borne by radical choices coming from the depths of being. For those who believe that art is taught at school, Isa Sator stands out. But for those who know that an artist is above all a person with an assertive singularity, things are actually different.

As a child or a teenager, what you want to do is not to become an artist but to draw, paint or play with lines and colors.

When a child, art means having the opportunity to guess the right gesture. It is the happiness brought by the colors you were dreaming of; it is the feeling of the vibrations from the shapes you detect which conjure up a sort of universe both inaccessible and vibrant, living by itself.

Most often, as a teenager, your families welcome your vocation for art with the familiar refrain "Make serious studies, then we will see". Actually, parents secretly hope that you will simply forget this strange desire to do art.

Isa Sator could not escape this fate and, to protect herself, she decided to follow the recommendation of her parents and she studied law. She became a lawyer without wasting any time. Meanwhile, in the deepest part of her heart, the volcano of her passion was still bubbling. The lava was keeping accumulating. She already predicted her future, launching a curse that sounded almost like this: "One day I will show you what I can do."

Unlike many others, she "knew" she would. What she was not aware of were the ordeals that, once again, she would have to overcome.

Following the sudden decision "to flee there, to flee" to a new world and especially away from Paris and her family, she went on a whim in Noumea and began her legal career. For two years, she had been learning the hard social reality of the island and discovering the history and the culture of that French territory situated at the Antipodes.

She chanced it, she took risks and she finally understood that she was not made for this struggle of life where victory is expected all over again to a form of submission to the rules that we have not chosen. Definitely not made for it.

So she stopped everything. Life smiled at her, thanks to a happy marriage she could take the time to devote herself to painting. And this time without turning back. Except that this activity was considered only as a hobby by people surrounding her.

Whatever these years really marked Isa Sator’s future. She worked, learned and discovered very quickly that she was able to assert herself. There was no question of yielding to her feelings and values. She was becoming herself, driven by the desire to “leave a mark”, having understood that the practice of art supposed what she sensed: to assume unreservedly a solitude which is everybody’s burden but that we often flee. 

She knew it. From that moment on, art was really part of her daily life. Painting helps to become yourself and becoming yourself means to be ready to cut the umbilical link with the lie. But becoming an artist means knowing that only ethics is the real basis to decide about your future.

 

Colors

 

Self-acceptance is to feel strong enough to dare say: "I come from Andromeda, I'm not from here." The distance from the evidence of belonging to this strange and violent humanity is the secret aim of Isa Sator work. And if the desire to save humanity from itself is the only one that is impossible to achieve, it is not forbidden to try to send humanity some messages of comfort. In any case, this is the secret function that Isa Sator assigns to her painting and particularly to colors which are for her both the message and the medium.

It was in Noumea, particularly on the magical Pine Island that she discovered the harmonic and saving power of nature and colors. Between 1998 and 2005, when she moved to New York, the New Caledonia -a land with an extremely rich environment- made her learning freedom and discovering the emotional power of colors.

Sculpting lessons, airbrush, and finally the painting is what she had been learning from masters, who one after the other, better understood what they could give to Isa Sator in order to support her quest, her personality being already affirmed. In fact, she learnt by herself under the watchful eyes of her friendly guides.

To see means to be amazed and enthral is both to understand that the world and nature emit signs and to understand that the goal of our lives is to try to interpret them. But that's not all. The next step is to choose the medium that we prefer to develop to show what we have learnt up to our contemporaries.

In this back and forth between what she gets from the world, the entire work of Isa Sator unfolds what she can catch in it and the force vibrating in her pushes her to give back what she received in her own way. She decided to do it through painting.

The body, that of the painter stands as the trunk of a tree mentioned by Paul Klee in his lecture “On Modern Art”; the artist does nothing "standing at his appointed place, the trunk of the tree, he does nothing else than gather and pass on what comes to him from depths. He neither serves nor rules – he transmits. His position is humble. And the beauty at the crown is not his own. He is merely a channel.

He does not claim the beauty of the brunches, he has only been through it."

In Noumea, nature is lush and, even if it is not the Marquesas Islands of Gauguin, the territory is infinitely beautiful. There, everything is extraordinary. Isa Sator’s astonishment was constantly renewed. Astonishment is that universal founding principle that leads both to art and philosophy since it is the concern about questioning, the pleasure of surprise and stretching toward accepting the torment facing the immensity of the beauty of the world.

Yet, far from overwhelming it as sometimes happens when the feeling of the man’s littleness facing the creation grows, this nature gives energy. And even if she feels so small, she also understands that to live is to achieve to be yourself, to have a soul and to create a work of art. More than forms or moods, what she holds from this world, where the sun is pure energy, is the colour range of nature.

For her, nature is essentially colour and it is the colour that makes her both create her pieces of art and communicate her message.

In Isa Sator’s paintings, colour is both the vector and the path of her initiatory journey: a journey that will lead her to self-discovery and make real her dreams to assert herself.

 

Éthics

 

The art of Isa Sator originates in wonder, rooted in the depths of singular humus made of both the accumulation of the feeling of strangeness due to the fact of being in the world and the necessary affirmation to express joy and the suffering of being there. The relationship between these two states seen as regulating element of existence is called ethics.

If there is a link between painting and law studies or between the painter and the lawyer Isa Sator was, there it is. It is in any case these two phases of her life which give her life an indestructible unit.

Ethics is the real mental pencil with which Isa Sator draws and paints everything that moves her both sensually and spiritually.  

The vitality of her art can hide in a too-quick glance at her ethical depth. It is yet the most accurate expression. The fact that only a few people manage to enjoy their lives is the reason why Isa Sator wants to be sure to sign her paintings. "I" is not an admission of a displaced narcissism but the assertion of the joy of life, able to save human beings or at least to modify the limits of perception by offering them some images of realized dreams without ignoring how life is, is also the most often subject to the harsh law of pain.

It is possible to tell something about and against this world by using means that are essentially vectors of lightness and joy. That is why colour plays the role of an incomparable joy switch. Between birth and death, these two moments whose images remain missing forever for everyone, life, this flash in the pan, should shine. The fact that only a few people manage to enjoy their lives is what strengthens the will of Isa Sator to print her signature on her works. "I" is not an admission of a displaced narcissism but the assertion of the joy of life, able to save human beings or at least to modify the limits of perception by offering them some images of realized dreams.

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To see

 

Rimbaud's famous letter to Georges Izambard from 13 May 1871 "I want to be a poet, and I am working to make myself a seer" has been repeatedly quoted. Too many people wish to be seers. As for Isa Sator, such a phrase is the statement of a factual truth, yet difficult to say because it connects the world of fundamental affects to that of explosive emotions and linking both to the framework of undecidable determinations.

 

She is a seer in the way each could be if he would listen to the messages his body send him. In Noumea, she knew how to listen the voice of nature. Leaving the law behind, she listened to the imperious voice to find her way, and her way was she. Today that she has become a painter, she often knows in advance what people will say to her and she easily identifies low noise of discordant songs refrains.

 

Being a seer means accepting to be a painter and asserting your uniqueness and position as a human in the cacophony of the world and the infinite power of nature through your work. Being clear-sighted, basically, is to show others what imperiously grows in you.

 

To Isa Sator, being a seer is to show and to show is painting.

By Jean-Louis Pointvin - Art critic

Médailles

2005 :

Médaille d'Or - Art Moderne et Contemporain, Abstraction Lyrique – Versailles, FRANCE

Contexte: Les Victoires 2005 de la Fédération Nationale de la Culture Française (2005) - Organisme d’attribution : Fédération Nationale de la Culture Française

 

2005 :

Médaille de Bronze – Verdun, FRANCE
Contexte: Exposition de peinture du Salon international des créateurs du siècle (2005) 
Organisme d’attribution : Salon international des créateurs du siècle

 

2006 :

Médaille de Bronze – Paris, FRANCE
Contexte: Académie Internationale de Lutèce (2006)
Organisme d’attribution : Académie Internationale de Lutèce – Paris, FRANCE